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Grippe A: Le Maroc choisit le vaccin Pandermix de GSK

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Le vaccin utilisé actuellement au Maroc serait le Pandermix qui est fabriqué par les laboratoires britanniques GlaxoSmithKline. Les premiers vaccins contre la grippe A acheminés au Maroc à partir d'Allemagne, seraient selon une source non officielle, de type Pandermix, une marque du géant britannique GSK (GlaxoSmithKline). La même source a affirmé que le ministère de la Santé devrait également recevoir des variantes du vaccin anti-grippe produit par les laboratoires français Sanofi-pasteur.

 

Contacté, un responsable du Ministère de tutelle n'a pas souhaité faire un commentaire sur cette information. Le Pandermix est un vaccin homologué et sa commercialisation avait été autorisée par le comité scientifique de l'Agence européenne du médicament (EMEA) à la fin du mois de septembre.

Le nombre exact des vaccins reçus n'a pas été divulgué mais un responsable a affirmé que le Maroc dispose actuellement d'un nombre suffisant de doses pour vacciner les pèlerins et le personnel médical. Pour rappel, le Maroc avait annoncé une commande de 6 millions de doses quelques mois auparavant. Dès l'arrivée du premier lot de vaccins, les autorités sanitaires avaient donc commencé la vaccination des pèlerins alors que celle des professionnels du secteur de la santé a démarré jeudi dernier. Le directeur de l'épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Dr Omar Menzhi, avait déclaré à la presse que cette opération profite, dans sa première phase, au personnel de la santé, notamment les personnes opérant dans des services ayant un contact direct avec les citoyens en attendant son élargissement dans une seconde phase aux catégories cibles, définies préalablement par une commission spéciale.

Etape de la stratégie
Ce plan de vaccination entre dans le cadre de la stratégie globale mise en place par les départements concernés pour lutter contre la propagation de la grippe pandémique. Selon un responsable au sein de la cellule de crise au ministère de la Santé, la stratégie marocaine est passée par plusieurs étapes. «Au début, l'objectif était de bloquer l'entrée du virus au pays. Il a été donc décidé de mettre des portiques thermiques aux aéroports et aux ports. Après, le virus est entré mais il ne se transmettait pas encore d'une personne à une autre, nous avons alors décidé d'hospitaliser la personne contaminée et lui donner le Tamiflu pour neutraliser toute probabilité sur la contamination d'autres personnes. L'objectif était à ce niveau de limiter la propagation du virus», affirme t-il. Et d'ajouter : «Il y a eu après l'apparition de cas secondaire, c'est-à-dire des personnes qui ont contracté le virus à partir d'une autre personne. Nous avons décidé de ne pas changer de méthode. Mais depuis quelques semaines, nous avons assisté à l'apparition de cas autochtones qui n'ont ni voyagé ni attrapé le virus d'une autre personne malade.

La stratégie a été changée dans le but d'éviter les complications et de réduire le risque de la maladie». L'un des premiers changements adoptés était de ne plus prescrire automatiquement le Tamiflu car les responsables craignaient de se retrouver à terme dans l'incapacité de traiter des personnes qui en ont vraiment besoin avec cet antiviral. Pour un responsable proche du dossier, il ne s'agit pas d'un revirement mais plutôt d'une évolution de la stratégie en fonction de la propagation du virus H1N1. Ce virus dont le danger est remis en cause par de nombreux spécialistes. Pour ces derniers, la grippe A/H1N1 reste après tout une grippe dont le principal danger réside dans sa propagation rapide. «Une personne qui n'a pas un problème de santé chronique, peut guérir de la maladie sans aucune médication spécifique. Elle pourra prendre juste un traitement symptomatique et non pas un traitement anti-viral puisque la personne peut se rétablir comme pour les cas d'une grippe saisonnière. Toutefois, le virus de la grippe A/H1N1 peut constituer un danger pour les gens qui ont un terrain fragile», explique un spécialiste. Mais ces propos ne semblent guère calmer la panique de beaucoup de gens devant la propagation du virus. Le nombre total des cas confirmés devrait dépasser au cours de cette semaine les 600 cas.
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Arrêt des prélèvements...

L'une des mesures qui a suscité l'interrogation de nombreux citoyens est l'arrêt des prélèvements pour la détection du virus. Les responsables affirment que des décisions similaires ont été prises par d'autres pays. «Le Maroc s'est aligné sur la même position que d'autres pays de ne plus faire de prélèvements, sauf pour les femmes enceintes.
Nous avons arrêté de faire des prélèvements parce que ces derniers nécessitent du temps. L'attente peut durer quelques heures, alors que l'état des personnes vulnérables peut, entre temps, s'aggraver. Concernant les femmes enceintes, on continuera de faire les prélèvements les concernant et leur traitement commencera avant de recevoir les résultats qui s'annoncent généralement 6 heures après. L'hospitalisation est obligatoire pour une femme enceinte positive au virus A/H1N1», explique un responsable.
 

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