| Ambiance andalouse à la Villa des Arts de Rabat |
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| Écrit par L'Economiste | |
| 04-05-2008 | |
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Le visiteur apprend que l’eau était toujours présente dans tous les types de jardins et de propriétés rurales, sous forme de fontaines, jets d’eaux, étangs, canaux d’irrigation et bassins. Extrêmement valorisée, elle était même devenue un élément architectural et décoratif. D’ailleurs, si les exploitations agricoles de l’époque étaient performantes, c’est grâce à un savant système d’irrigation et de distribution d’eau (canaux d’irrigation, norias…), que les Andalous avaient hérité de leurs ancêtres du monde oriental islamique et des Romains. Les norias étaient utilisées pour extraire l’eau des fleuves ou des canaux. L’eau était recueillie grâce à des récipients placés sur une roue actionnée par le courant. Lorsque la roue tournait à sa vitesse maximale, les récipients versaient l’eau dans un canal, à partir duquel elle était ensuite distribuée aux canaux d’irrigation des vergers et des jardins, aux bassins et aux canalisations urbaines. L’exposition «Jardin andalou» présente plusieurs jolies maquettes en miniature représentant des systèmes d’irrigation de l’époque. D’après des descriptions anciennes, le jardin andalou était organisé de la manière suivante: les massifs de plantes aromatiques et de fleurs étaient situés près d’un bassin d’eau. Des vignes et des figuiers entouraient la propriété, tandis que les allées étaient couvertes par des treilles, en guise de pergolas. Les grands arbres fruitiers étaient plantés dans la partie nord pour protéger le jardin du vent. Parmi les arbres fruitiers des jardins-vergers figuraient les palmiers dattiers, les grenadiers, les pêchers, les citronniers, les cerisiers, les cognassiers et les bigaradiers. Et ce, sans oublier les figuiers, oliviers, vignes et pommiers qui poussaient déjà dans la péninsule ibérique. Entre les arbres fruitiers, on trouvait des cultures de melons et de pastèques, d’aubergines, d’épinards, de fèves, d’artichauts, de carottes et de laitues, entre autres produits horticoles cultivés grâce à l’eau abondante provenant des canaux d’irrigation. Afin de reconstituer l’ambiance des jardins-vergers andalous, la Villa des Arts de Rabat a apporté sur place une centaine d’arbres fruitiers (grenadiers, bigaradiers, oliviers…). Un coin «épices» a été aménagé, contenant toutes les épices utilisées à cette époque (clous de girofle, noix de muscade, cumin, poivre…). De nombreux appareils olfactifs ont été installés dans les allées du jardin. Il suffit d’actionner des boutons pour faire monter des effluves de toutes sortes (plantes, fleurs et fruits). Ce qui fait ressortir la magie du lieu. L’exposition a déjà été présentée à Madrid, Séville, Granada, Tolède, Ronda, Meknès, Fès, Tétouan, El Jadida et Essaouira. Elle se tiendra à la Villa des Arts de Casablanca du 28 mai au 27 juin, avant de poursuivre son périple à travers le Maroc. Nadia BELKHAYAT |
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